Restauration

Restauration et Conservation

La restauration est une science parfois complexe visant à faire renaître des objets (céramiques, outils, armes,…) témoins d’un passé plus ou moins proche. Elle peut être à l’origine de certaines polémiques quant à son rôle. En effet, jusqu’à quel stade de restauration peut-on aller sans modifier de manière irrémédiable la nature physique d’un objet, son intérêt historique, sa rareté, voir sa valeur pécuniaire ? Peut-on utiliser toute technique à disposition pourvu que le résultat soit « beau » ? Jusqu’où doit on aller pour mettre en valeur l’objet restauré ?

 

Prenons l’exemple d’une poterie mise au jour, à laquelle il manquerait un tesson et que l’on souhaiterait exposer. Plusieurs options s’offrent alors au restaurateur : doit-on laisser se manque, le combler en masquant au maximum ce rajout pour qu’il se fonde dans la masse ou enfin le combler tout en indiquant que cette pièce est rapportée en utilisant, par exemple, une couleur légèrement différente ? La question n’est pas simple, mais certains éléments peuvent orienter ce choix. Notamment, si en matière de restauration, les notions de « méthode réversible » et de « méthode non destructive » interviennent. Le morceau de céramique rajouté ne doit pas altérer la poterie d’origine et doit pouvoir être enlevé sans laisser de dommage. Dès lors, il est parfois plus simple et plus honnête de laisser le manque. Prenons un deuxième exemple qui est celui d’une boucle de harnais en bronze sortie de terre tordue, doit-on essayer de la redresser au risque d’empirer la chose voir de la casser ou doit-on la laisser telle qu’elle, considérant que cette déformation fait partie de son passé et est aussi importante que l’objet ? De mon point de vue, et c’est celui qui est illustré ici, la restauration doit permettre la conservation d’un objet. Les modifications physique ou chimique appliquées devant être limitées à assurer son intégrité. Lorsqu’un objet vient d’être découvert, que ce soit après un long séjour sous terre ou immergé, la première action à entreprendre consiste à stopper les mécanismes de corrosions en cours et à empêcher tout nouveau mécanisme de se déclarer. En effet, il n’est pas rare de voir de magnifiques objets en fer forgé restés des siècles sous terre partir en poussière quelques jours après avoir été exhumés parce que l’équilibre qu’ils avaient atteint dans leur environnement avait été modifié. Cette étape de stabilisation peut être effectuée dans certain cas avant tout nettoyage et dans d’autres en même temps que celui-ci. Les techniques employées seront fonctions de la nature de l’objet, de son état de conservation, et du but recherché.

 

Thibaud-Section 33

G.R.I.R.

 

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