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Les Bagues de foi

Posté par grir le 16 février 2011

 

Ces bijoux appelés « bagues de foi » ou encore  « Fede » ou « Mani in Fede » ou « bagues de promesse » ont été nommés ainsi par les collectionneurs du XIXème siècle. Au Moyen-Age, la bague de foi se répand au dans toute l’Europe et restera populaire pendant plus de six cents ans. Ces bagues sont constituées de deux mains droites, jointes ou un en vis-à-vis, seules ou tenant un ou plusieurs cœurs surmontés ou non d’une couronne. Les mains peuvent sortir de manchettes ou manches bouffantes variablement ornées selon qu’il s’agisse d’une main d’homme ou de femme. Le motif était parfois placé à la base de l’anneau. La symbolique de ce bijoux est très forte, les mains représentant l’amitié, la couronne la loyauté et le(s) cœur(s) l’amour. Ces bagues sont donc souvent gages de promesses, de fiançailles ou de mariage et marquent l’union. Les bagues ornées de deux mains droites jointes représentaient l’engagement pris par le couple. En effet, le couple de mariés se joignait les deux mains droites pour officialiser et signifier leur acceptation du contrat. Ces bijoux sentimentaux peuvent être portés indifféremment par des femmes ou des hommes. Ils étaient particulièrement à la mode au XVIIIème et XIXème siècle dans toutes les provinces françaises. Ce motif, constitué de deux mains jointes, peut également se retrouver sur toutes sortes de bijoux : boucles de ceinture ou de chaussure, ou autre fermail, broches, bracelets, colliers, etc..

Exemple de bague de foi en bronze XVI-XVIIème siècle (collection privée) :

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Exemple de fermail du XIVème siècle ornée des deux mains droites jointes (Musée National du Moyen-Âge, Hôtel de Cluny, Paris) :

fermai16.jpg

 


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Les dés à coudre

Posté par grir le 17 août 2010

Un dé à coudre est un petit objet souvent cylindrique dans lequel on insère le bout du doigt afin de pousser l’aiguille à coudre. Généralement les dés à coudre sont portés sur le majeur ou l’annulaire. Il sert ainsi, en couture, à protéger le doigt tout en facilitant la poussée de l’aiguille à travers le tissu. Le plus couramment les dés à coudre sont en métal cuivre, bronze, argent, etc. et piquetés sur la face extérieure pour éviter que l’aiguille glisse dessus. Cependant, il existe diverses sortes de dés à coudre dans divers matériaux comme le cuir, la porcelaine, la céramique, le verre, l’os, la corne, l’ivoire, le plastique, le bois. Ils peuvent également être façonnés à partir d’un coquillage. Les dés à coudre sont plus ou moins travaillés, peints, gravés ou ciselés. Ils peuvent couvrir complètement le doigt avec une forme tronconique ou cylindrique ou être ouverts aux deux extrémités. Dans ce dernier cas on parle de bague à coudre qui est portée comme un anneau sur le bout du doigt. C’est au XIVe siècle qu’ils commencent à être décorés. Si les dés à coudre étaient originellement utilisés pour la couture, ils eurent par la suite d’autres usages. Ainsi, au XIXème siècle, ils furent utilisés comme mesure pour les spiritueux. A ce sujet, il subsiste nombre d’expressions héritées de cet usage « juste un doigt » ou « un dé à coudre de… ». Jusqu’au milieu du XVIIIème siècle, les fossettes sur le côté extérieur étaient façonnées à la main avec des poinçons souvent circulaire ou triangulaire. Cette fabrication artisanale est souvent facilement reconnaissable par la disposition irrégulière des fossettes à la surface des dés. La mécanisation de la fabrication a conduit à une répartition régulière de ces fossettes. Les dés à coudre les plus anciens sont remarquables par trois éléments principaux : l’épaisseur irrégulière du métal, l’aspect bombé du dessus et l’irrégularité des fossettes du côté extérieur.

Exemple de dé à coudre en cuivre du XIXème (collection privée) :

Les dés à coudre dscf2466

Exemple de dé à coudre en cuivre du XIXème (collection privée) :

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Exemple de bague à coudre en cuivre du XIXème (collection privée) :

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Exemple de bague à coudre du XVIIIème prise dans sa gangue de corrosion :

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Et en cours de restauration (collection privée) :

dscf7952

 

Exemple de dé à coudre en cuivre du XIII-XIVXème (collection privée) :

 

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Les rouelles

Posté par grir le 9 juillet 2010

Comme leur nom l’indique, les rouelles sont des petites roues et plus précisément des petites roues à rayons. Elles n’ont donc rien à voir avec les anneaux simples en bronze ou les fusaïoles. Elles sont souvent considérées comme des objets votifs pouvant notamment représenter le soleil ou des pièces d’accroche. Elles sont souvent représentées sur des monnaies gauloises. Comme sur ce Drachme au Bouquetin Cavares où une rouelle à quatre rayons est visible sous le ventre du bouquetin :

Les rouelles lt2879

Voici, ci-dessous, une rouelle découverte dans les niveaux chalcolitiques du site de Mehrgarh (Pakistan).


dscf6622

Les rayons et l’anneau ont été moulés à partir d’un colombin de cire ; les rayons sont joints par écrasement au centre et reposent sur l’anneau périphérique.
Cette rouelle a été réalisée par un procédé de fonte à la cire perdue. Il s’agit de la plus ancienne attestation au monde de cette technique.

Voici un exemple de rouelle mérovingienne exposée au musée de Laon (provenance net) :

merovingiennemudelaon

 

Rouelles exposées au musée national d’archéologie (provenance net) :

 

musedarchnationalerouellevotivewheels 

 Rouelles striées en plomb (collection privée) :

rouelle.jpg

fasaiole.jpg

 

Il ne faut pas confondre les rouelles avec des éléments de jouets.

(biblio. : L’actualité de la Chimie, 2007, n°312-313)

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Les anneaux en bronze

Posté par grir le 9 juillet 2010

Les anneaux en bronze font partie des trouvailles les plus répandues. Et se retrouvent à diverses époques de notre histoire. Les anneaux antiques  sont coulés en grappe dans des moules taillés dans la pierre puis sont séparés par découpe. Dès lors, il n’est pas rare d’observer des bavures sur les périphéries interne et externe de l’anneau (lié à un mauvais ajustement des deux parties constitutives du moule).

Exemple d’une des deux parties constitutives d’un moule :

moule coulée

Voici un exemple d’anneau en bronze illustrant les bavures de coulée (collection privée) :

Les anneaux en bronze dscf6754

Diamètre interne : ~2.5 cm

bavure


Peut être également visible, un ergot ou méplat là où l’anneau était relié au reste de la grappe
(collection privée) :

 

dscf6758

Diamètre interne : ~3.5 cm

meplat

Les anneaux en bronze sont souvent confondus à tord avec des rouelles ou des fusaïoles.

Trois fonctions leur sont couramment affectées et pour l’instant toute la lumière n’a pas été faite à ce sujet. En effet, ils sont considérés par certains comme une pré-monnaie, par d’autres comme des amulettes ou autre objet votif (cette hypothèse est motivée par la découverte d’anneaux en bronze dans des tombes gauloises), ou encore comme de simples objets utilitaires permettant d’attacher ou suspendre. Dans ce dernier cas ils peuvent présenter une déformation.

Voici un exemple d’anneau présentant une déformation   (collection privée) :

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